mardi 6 mars 2012

Stage d'autonomie dans la nature

Vous voulez replonger dans la vie de vos ancêtres?
Le jardin des sortilèges vous accueille pour participer à deux stages d'autonomie dans la nature.


 Deux stages pour découvrir et expérimenter de nombreuses techniques primitives afin d'être un peu plus autonome. Les stages auront lieu en Haute Garonne, au coeur d'une superbe vallée pyrénéenne.



Stage 1 : deux week-end « Arc »
02 et 03 juin, puis 09 et 10 juin 2012…
-pour apprendre à faire son arc primitif et ses flèches 

Stage 2 : une semaine de
« Techniques d’autonomie dans la nature »
du lundi 04 juin au vendredi 08 juin 2012

Au programme…

- techniques d’allumage de feu
- vannerie sauvage
- fibres végétales, cordages, filets de portage.

- façonnage d’outils en pierre (silex)

- fabrication de bijoux naturels
- cuisine des plantes sauvages
et bien plus encore...


Trois intervenants, Bernard Bertrand, Kim Pasche et moi même,
nos parcours respectifs nous ont amenés à voyager à travers le monde à la rencontre des gens et de leurs techniques d'adaptations à la nature.

Je vous présente mes deux collègues et amis.

Kim Pasche 
Spécialiste des techniques de vie primitive, Kim anime depuis plusieurs années des stages et ateliers sur les artisanats des peuples premiers, ainsi que sur les gestes liés à la vie en pleine nature. Cette démarche l’a conduit dans le Nord canadien, où il tente de recréer un mode de vie proche de celui de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

Bernard Bertrand 
Écrivain-paysan et artisan polyvalent. Installé dans les Pyrénées, Bernard maîtrise de nombreuses techniques 
d’autonomie en agriculture et vie quotidienne, il possède une bonne pratique de la plupart des artisanats manuels traditionnels. Spécialiste en cueillette sauvage, il pratique régulièrement des séjours en immersion en pleine nature.
Sur le net  : http://www.terran.fr/


Ci joint le pdf avec les  prix, le bulletin d'inscription, avec tous les détails techniques, hébergements, repas et logistique:


Une vidéo du stage de 2010 pour vous donner une petite idée.


lundi 5 mars 2012

Across Atlantic Ice

J'attendait ça depuis longtemps, et ça y est!
Bruce Bradley et Dennis J. Stanford publient leurs nouvelles découvertes!

Leurs travaux portent sur les cultures pré Clovis qui ont été découvertes sur la cote est des Etats Unis. Ces sites sont plus vieux que la plus ancienne vague de migration attestée par le détroit de Béring il y a près de 15 000 ans. Auparavent, la calotte glacière était beaucoup trop importante pour permettre ce passage. 

Les deux archéologues ont étudié la similitude entre le matériel retrouvé sur ces sites archéologiques et l'outillage solutréen retrouvé en Europe aux mêmes dates.
L'hypothèse est donc que des Européens auraient suivi la banquise et auraient traversé l'Atlantique pour arriver en Amérique du nord.

Cette théorie a soulevé le scepticisme d'une grande partie de la communauté scientifique. Pourtant, leurs recherchent viennent de s'enrichir de nouveaux éléments d'une importance capitale.

La découverte d'outils en silex par des pêcheurs de pétoncles sur les haut fonds à plusieurs centaines de milles des côtes, confirment que des gens ont vécu sur la côte Est au moment du maximum glaciaire il y a près de 20 000 ans. Rappelons que le niveau de la mer était plus bas d'environ 140 mètres. Des fouilles sous marines sont programmées pour cet été entre 60 et 100 mètres de fond.

La dernière preuve qui manquait vient d'être présentée par les deux chercheurs.
Un couteau en silex retrouvé sur la cote Est des Etat Unis a été fabriqué dans du silex d'origine française...

Je vous reparlerez bientôt de cette découverte extraordinaire...

En attendant, voici plusieurs liens pour en savoir plus:
très bon documentaire en français:
http://www.dailymotion.com/video/xei77x_mais-qui-etaient-les-premiers-ameri_webcam

article en français:
http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2012/02/les-chasseurs-de-l-age-de-pierre.html

très beau documentaire fiction réalisé sur le sujet il y a quelques années (en anglais):
http://www.youtube.com/watch?v=rZrXQy2tJDw&feature=related

J'attend le livre avec impatience...

jeudi 1 mars 2012

Trek hivernal (4)

J'ai très bien dormi. Ma couche était confortable et souple, et mes peaux m'ont bien protégé du froid. 
La porte de l'abri, faite avec mon traîneau est encore fermée. Il est 7h30. On attend un peu plus de lumière pour commencer à tourner.


 Woh Pa est le premier à tester la neige fraîche tombée dans la nuit.
                                      
 Woh Pa est un chien domestique, un chien de maison qui aime le gens. 
Je le connais depuis qu'il est petit, et j'ai toujours été marqué par son côté "affectif".
 J'aurais pu partir avec un chien traîneau "professionnel", entraîné pour!
 J'aurais certes pu me reposer plus sur sa force physique, mais j'ai privilégié le relationnel.
Et je ne regrette pas du tout, car Woh Pa est un chien adorable!
Il a été parfait! 

Un peu avant 8 heures et le voile nuageux s'irise. Il masque à peine ce moment tout proche, où après plusieurs jours sans la voir, votre ombre vous suit à nouveau.
On profite de ces moments magique pour filmer l'équipement et le démontage du camp.

La journée s'annonce magnifique!
Le ciel est bleu et la neige est brillante. 
Nous sommes gonflés à bloc! Et nous savourons tous ces instants.
Après avoir bouclé le paquetage, on reprend le chemin emprunté deux jours plus tôt.
La couche de neige est épaisse et très légère.
Harnais, raquettes, traîneau...tout va bien!
L'ambiance magnifique du sous bois nous arrête à plusieurs reprise pour fixer ces images.
 Le chien retrouve sous son poids, la piste tassée deux jours plus tôt.
 Progresser n'est pas facile, et sortir de cette piste, signifie encore plus d'efforts.
Et après une descente agréable mais tout de même longue, il faut remonter!
 Je souffre! J'ai chaud! J'ai trop chaud!
 Le surpoids est de nouveau un problème, et les efforts consentis pour arriver en haut sont énormes.
Mais cette aventure touche à sa fin, peu à peu, on retrouve la piste et les grands près cernés de fils de métal.
Les premières bâtisses prises par la neige. Il y a même une voiture bloquée depuis 3 semaines devant une maison.
Un immense champ de neige s'étend entre deux lacets.
Dans cette pente raide, le traîneau glisse sans bruit, nous filons comme le vent!
C'est énorme!

Une demi heure plus tard, on retrouve... la civilisation.

Merci à tous pour avoir suivi cette aventure!
Merci à Benoit et à Stephane de m'avoir accompagné.
Merci à Woh Pa pour sa gentillesse!

Dans quelques jours le making of...





lundi 20 février 2012

Trek hivernal (3)

On retrouve rapidement la congère. Même au delà, la neige a presque recouvert nos traces. Au bout d'une petite heure on ressort enfin de la tempête. 
 Tout va bien. Nous sommes protégés du vent sur ce versant.
On est en sécurité. Il ne reste plus qu'à redescendre.
 En contre bas, on aperçoit de nouveau la vallée.
 Je peux marcher sans mes raquettes sur la piste tassée du matin.
 On retrouve le bouleau.
Il est presque 15 heures quand on arrive à lisière la forêt.
Pendant la pause, Woh Pa en profite pour faire une petite sieste.

Quelques centaines de mètres plus tard, on retrouve la bordure enneigée du petit bois de sapins. On est motivés et mes deux collègues mettent la main à la patte pour m'aider à finir l'abri commencé la veille. Je refixe la peau et referme l'abri avec deux parois en branches. Je recouvre toute la base extérieure avec de la neige. Je renforce les armatures souples de la paroi du fond et du toit et demi tunnel. 

Je crée une plateforme à l'intérieur recouverte de branches pour le couchage. On creuse ensuite un grande fosse au niveau de l'entrée pour évacuer le froid durant la nuit.
  J'installe ensuite ma grande peu d'élan géante qui va me servir me servir de matelas . Deux peaux de rennes cousues ensembles complètent mon couchage. Durant la nuit je glisse mes pied dans le grand sac à dos afin d'éviter les pertes de chaleur.
 Deux autres plateformes sont aménagées pour le matériel et pour installer la lampe à graisse.
Je referme la petite entrée à l'aide de mon traîneau.
Cette journée était superbe, dure bien sûr, mais superbe!
Dehors il neige. Je suis le plus heureux du monde!

vendredi 17 février 2012

Trek hivernal, deuxième jour (2)

C'est le matin, le soleil ne s'est pas montré. Le ciel est gris et bas, et la neige tombe toujours. Le sous bois est recouvert d'un nouveau manteau immaculé.


J'emporte dans un  petit sac fourré, une gourde en écorce. J'ai des morceaux de viande grillés et quelques noisettes, plusieurs lames de silex, des lanières de cuir et ma "pioche" en bois de cerf. 

La neige a recouvert complètement les traces de la veille. Une épaisse couche de poudreuse annonce une ascenssion longue et difficile. Mais le chargement beaucoup plus léger me permet d'avancer plus aisaiment.

Au sortir de la forêt, le vent souffle et  forme des congères. Il y a plus d'un mètre sous nos pied. Nous rejoignons un chemin sur le flanc de la montagne, en contre bas de la crête, pour gagner de l'altitude. Nous sommes motivés et plein d'énergie. Woh Pa marche devant et trouve instinctivement les zones ou le vent a aminci la couche de neige.
Je récupère quelques bandelettes d’écorce sèches sur le tronc du dernier bouleau. 


Le brouillard se lève soudain, et nous laisse voir furtivement le fond de la vallée.


 Who Pa est ravi de sa promenade! 
 Il est sans conteste plus à l'aise que moi sur ce terrain!
Le brouillard reviens aussi vite qu'il s'était déchiré.

Mais ma veste et ma capuche sont très efficace et malgré la neige qui s'accroche, j'ai le visage au sec et la tête au chaud.

 Et puis le vent redouble...
La neige se resserre et la vision se bouche...

  Il est environ midi lorsque nous arrivons en vue du col...

. Face à nous, en lieu et place du chemin, s'étale une immense congère.
Woopa est nerveux mais essaye quand même de passer, 
 il nage littéralement dans la poudre, et ne peut pas m'aider.
 Arrivé près du bord je casse la neige avec ma sagaie et mes raquettes.

Nous finissons par franchir l'obstacle, mais de l'autre côté les bourrasques de vent soufflent de travers. La texture de la neige change, elle est un peu croûtée, et  ma progression avec les raquettes n'en est que plus facile et le traîneau glisse tout seul.

Mais au bout d'une centaine de mètres, nous nous sommes égarés. Nous faisons un pause. On ne voit plus rien. Le sommet à seulement quelques centaines de mètres est pris dans un brouillard épais.. Nous sommes à 1450 mètres d'altitude devant un paysage nu. Devant nous, se trouve la dernière montée qui se fait sur la crête et mène au sommet couvert de roches, but et raison de notre présence ici.
Pourtant tout va bien, mes vêtements sont étanches et je n'ai pas froid. La fourrure de la capuche me protège  parfaitement. Et malgré mes incursions dans la neige profonde, mes chaussures et mon pantalon me tiennent  bien au chaud. Même la gourde que je teste pour la première fois résiste parfaitement.

Au milieu de rien, un houx casse le vent créant une congère. On se protège du vent. On mange un morceau et on bois la moité de la gourde.
Le constat est terrible mais sans appel.
Continuer est beaucoup trop risqué. Il n'y aucun repère visuel sur la dernière partie. et le risque de s'égarer est trop important. Nous décidons de tourner des images avant de faire demi tour. Je ne suis qu'à quelques centaines de mètres, pourtant, à  regrets, je dois tourner le dos à mon objectif....

Mais il y en a un nouvel objectif se dessine, retrouver notre chemin, car le blizzard a déjà balayé nos traces ...


Nous sommes pris dans la tempête...